Réunis depuis un peu plus de deux ans au sein de l’association internationale dénommée ASINBOCADIA, ces derniers viennent de dresser une feuille de route qui leur permettra d’atteindre leur objectif dans les jours à venir.

C’est un fait ! Depuis plusieurs années déjà, la boxe se porte très mal au Cameroun. Malgré l’existence d’une fédération en charge du développement de cette discipline sportive, les pratiquants dans leur écrasante majorité ont du mal à s’épanouir de manière optimale. Ici et là, ce n’est plus une surprise de constater qu’ils tirent le diable par la queue, au quotidien, du fait d’un management approximatif de l’exécutif fédéral actuellement aux affaires. Conscients de cette réalité qui choque plus d’un aujourd’hui, les pugilistes vivant à l’étranger ont décidé, non seulement de tirer la sonnette d’alarme, mais aussi de tout mettre en œuvre pour sortir de cette situation très peu reluisante.

C’est ce qui justifie la mise sur pied de l’Association internationale des boxeurs camerounais de la diaspora(ASINBOCADIA). Depuis un peu plus de trois ans aujourd’hui, ses membres mènent une réflexion profonde, dans le but de poser des actes qui vont faire bouger les lignes sur le terrain. Et pour harmoniser les différentes idées allant dans ce sens, ces derniers ont organisé une première assemblée extraordinaire en présentiel, le dimanche 11 juillet 2021 en France, dans un espace aménagé par Alexandre Bente, le censeur de l’association (il est aussi le président de Makai Boxing Club et champion intercontinental dans sa catégorie, Ndrl).

Après plusieurs heures de discussion, ils ont pris de manière unanime la résolution de lancer leurs activités à travers un grand déploiement sur le terrain. Au delà de la définition du rôle exacte de chaque membre, une feuille de route a été dressée. «Il faut vraiment que la boxe camerounaise retrouve ses couleurs d’antan… On va d’abord commencer à travailler dans les régions. On va accompagner les régions, encourager et encadrer les clubs dans les villes un peu reculées, pour davantage vulgariser la discipline. Il y a un manque accru de matériels et nous avons déjà commencé à collecter du matériel. Il s’agit notamment des gangs de boxe, des casques, des cordes à sauter et des bandes. Nous allons les distribuer aux régions. Nous allons travailler avec les présidents des régions et il y aura tout un suivi. Dans chaque région, nous aurons des antennes à cet effet. Il sera question de s’assurer que ce matériel est utilisé à bon escient pour le développement de la boxe », a sommairement expliqué Martial Bella Olamé, le président de cette association.

Il convient de souligner à grand trait que l’Association internationale des boxeurs camerounais de la diaspora est composée en ce moment  de 70 membres vivant aussi bien en Europe, en Amérique qu’en Asie. Avant sa mise sur pied effective, son président s’est pleinement investi dans le développement de la boxe au Cameroun à travers des actions qui ont permis de détecter entre 2001 et 2007, de jeunes pépites comme Parfait Amougou et Carlos Takam, entre autres.

Fabien Mbarga

Vues : 7