La FIFA, qui avait déjà banni ses anciens secrétaire et président de toute activité ayant trait au football, a alourdi la peine. Ils devront également s’acquitter d’une amende de près d’un million d’euros chacun.

Au terme d’une enquête ouverte en 2016, la justice interne de la FIFA, qui avait déjà banni ses anciens secrétaire et président de toute activité ayant trait au football, les a également condamnés à une amende d’un million de francs suisses (environ 900 000 euros) chacun. Ces sanctions ont été prorogées pour six années supplémentaires a récemment annoncé l’instance faîtière du football, soit jusqu’en juin 2028 pour Sepp Blatter et jusqu’en juin 2032 pour Jérôme Vacke.

Déjà accusés par l’organisme de s’être accordés sans contrôle de généreux bonus, les deux hommes se voient en plus reprocher plusieurs entorses au code d’éthique de la FIFA sur leurs rémunérations.

Dans les faits, l’ex-président de la FIFA s’est accordé 23 millions de francs suisses (20,7 millions d’euros) de « bonus extraordinaires » en lien avec la Coupe du monde 2010 tenue Afrique du Sud, avec la Coupe des Confédérations de 2013 et la Coupe du monde tenue au Brésil en 2014. Son secrétaire Jérôme Valcke pour sa part a perçu 30 millions de francs suisses (27 millions d’euros) de bonus pour la même période, en plus de ses émoluments habituels, souligne la commission d’éthique de la FIFA.

Pour s’arroger ces bénéfices, ils ont eu recours aux signatures de l’ancien directeur financier Markus Kattner, qui avait été licencié en mai 2016 et suspendu pour dix ans 4 années plus tard, ainsi que celle de l’ancien vice-président Julio Grondona déjà décédé. Ainsi, les 4 hommes se sont distribué 64,5 millions de francs suisses (58 millions d’euros) de bonus extraordinaires », ainsi que 4,5 millions de dollars (3,80 millions d’euros) pour Julio Grondona. Ils avaient donc mis en place tout un système qui selon la commission d’éthique, leur accordait « des bénéfices extraordinaires avec un minimum d’efforts », puisqu’ils approuvaient mutuellement les amendements à leurs contrats, en violation de leurs devoirs de contrôle.