Présent au Cameroun depuis quelques jours dans le cadre d’un colloque international portant sur la problématique du développement des sports pour personnes en situation de handicap en Afrique, le directeur des programmes EPS/SPORT de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie(CONFEJES) a effectué une visite à l’Institut national de la Jeunesse et des Sports(INJS) ce mercredi 25 novembre 2020. Il a ainsi saisi la balle au bond pour s’enquérir du niveau de mise en œuvre, par l’association STEFY SPORT, du projet lancée dans sa première phase depuis le 9 novembre 2020. A la fin de sa visite, il s’est confié à nous dans un entretien.

Quel est le constat que vous faites au sortir de cette descente sur le terrain ?

Nous constatons que le projet a bel et bien démarré en ce qui concerne la première phase. Nous sommes tout à fait édifiés par rapport à ce que nous avons vu : la mobilisation des femmes, l’organisation de l’association STEFY SPORT autour de l’activité, bref tout ce qui a été déployé pour la bonne réussite de cette première phase. Là nous tombons en pleine phase d’évaluation, ça veut dire qu’il y a déjà un travail qui a été fait en amont. Nous sommes entièrement satisfaits de ce que nous avons constaté de visu ici sur le terrain.

Le constat positif que vous venez de faire vous rassure-t-il en ce qui concerne la bonne marche en avant de ce projet ?

Il faut dire que nous sommes d’autant rassurés que cette opération que nous avons lancé est une opération pilote. Sur les 13 associations retenues, l’activité va se dérouler, bien entendu, dans les différents pays retenus à travers les associations. Mais, de la réussite de ce projet pilote dépendra la poursuite de l’activité. Si aujourd’hui nous sortons satisfaits de ce qui s’est fait sur le terrain à travers les différentes associations, à travers une évaluation qui sera bien menée, nous serons à même de relancer ce projet sur plusieurs années, fort du résultat que nous avons récolté à travers cette première opération pilote.

Peut-on savoir quelles sont vos attentes vis-à vis de STEFY SPORT qui a déjà démontré tout son sérieux et son professionnalisme dans l’implémentation de ce projet ?

Les principales attentes, c’est de voir effectivement ces femmes bien formées sur le concept de sport et santé et de mettre à profit tout ce qu’elles ont eu comme enseignements aussi bien théoriques que pratiques… de manière à ce que les femmes qui sont plus ou moins sédentarisées soient réellement actives pour qu’il ait un véritable bénéfice pour la santé. Vous savez qu’une fois que la santé est bonne chez une population, c’est beaucoup de bénéfice.

On s’est bien rendu compte qu’au regard de l’intérêt que revêt ce projet, une dizaine d’hommes ont sollicité avec insistance leur intégration dans la phase de formation. Comment avez-vous accueilli cette situation ?

Au niveau de la CONFEJES nous accordons beaucoup d’importance à la question du genre. Il est vrai que dans tous les secteurs de la pratique du sport en général, nous avons un certain déséquilibre dû au fait que la plupart des pratiquants sont des hommes. Nous essayons d’encourager la pratique féminine, et si dans la foulée de la pratique féminine, on peut encore emmener avec nous d’autres Hommes, ce serait très bien. C’est-à-dire que la mixité aussi  favoriserait vraiment l’activité à travers l’inclusion que nous recherchons au niveau de la pratique sportive dans toutes les sociétés de notre espace francophone.

Peut-on dire au final que le Cameroun en général, et l’association STEFY SPORT en particulier est un bon élève en matière mise en œuvre des initiatives de la CONFEJES ?

Nous sommes agréablement surpris de voir que les choses sont vraiment respectées et que l’engouement y est. De visu nous constatons que le résultat est là, il est palpable.

Entretien réalisé par Fabien Mbarga