L’initiative de la CONFEJES a été lancée de manière effective ce lundi 9 novembre 2020 à l’institut national de la jeunesse et des sports(INJS) par l’association STEFY SPORT. La première phase de sa mise en œuvre sur le terrain se décline en la formation de 100 animatrices régionales de niveau I.

Fidèle, depuis une vingtaine d’années déjà, à sa politique de promotion de la pratique des activités physiques et sportives(APS) pour la santé et le bien-être des populations, STEFY SPORT vient de s’engager sur un nouveau chantier. Il s’agit de manière concrète de la réalisation au Cameroun du projet « femmes–sport-santé », initié et financé en grande partie par la conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie(CONFEJES). Ce projet novateur d’une durée de 10 mois vient justement d’être lancé à Yaoundé, par la formation de 100 animatrices régionales de niveau I (première phase du projet, Ndrl). La cérémonie organisée à cet effet s’est déroulée ce lundi 9 novembre 2020 à l’auditorium de l’INJS.

Dans ce projet, l’objectif général est de contribuer à l’amélioration de la visibilité et de l’impact des interventions de la CONFEJES en matière de la promotion de la santé de la gent féminine par la pratique des activités physiques et sportives de qualité dans le monde en général et au Cameroun en particulier. Sa première phase est ainsi axée sur la formation. Celle-ci est traduite dans les faits par la transmission d’un ensemble de connaissances à la fois fondamentales, techniques, spécifiques, entrepreneuriales et professionnelles.

Le but recherché ici est de « contribuer d’une part à l’émergence de l’activité entrepreneuriale au sein de la gent féminine en matière d’encadrement et de pratique des activités physiques et sportives dans les activités quotidiennes des participantes », a fort opportunément rappelé Henri Tchala Owona, le promoteur de l’association STEFY SPORT.

Et pour ouvrir le bal de la formation dont il est question ici, les femmes recrutées à cet effet ont eu droit à un cours d’anatomie dispensé par William Mbang. «L’objectif principal dans ce cours c’est de faire acquérir à chaque femme le langage approprié pour pouvoir tenir un groupe en main ; à savoir utiliser le mot juste pour dire ce qu’elles veulent faire. Il n’est pas question de faire un apprentissage pur de l’anatomie, mais plutôt d’améliorer le langage anatomique. (…) Aujourd’hui nous avons insisté sur les notions de base à savoir la maîtrise du corps humain sur le plan externe, les différents segments corporels et les jointures corporelles de manière générale. Cela a été évidemment suivi de beaucoup de démonstrations, d’exemples et de contre exemples », a souligné l’enseignant de Biomécanique à l’INJS.

En plus de l’anatomie, les femmes concernées par cette formation vont recevoir des notions sur la CONFEJES et la promotion des pratiques  sportives, les bases du sport pour tous, la physiologie et le secourisme, entre autres.

En raison du contexte sanitaire actuel marqué par la présence de la pandémie du coronavirus, des dispositions ont été prises en ce qui concerne le strict respect des mesures barrières. C’est la raison pour laquelle il est demandé à chaque apprenante d’avoir minimalement un cache-nez et un gel hydro-alcoolique pendant les séquences d’apprentissage. Après cette première phase du projet implémentée sur le terrain par des enseignants chevronnés de l’INJS, il sera question de sensibiliser un total de 1000 femmes à la pratique régulière et méthodique des activités physiques et sportives.

Pour mémoire, l’association STEFY SPORT travaille en étroite collaboration avec la CONFEJES et son partenaire technique l’INJS pour mener à bien cet important projet.

Fabien Mbarga