Ainsi en a décidé l’Ufak dans une note signée de son président et rendue publique mercredi, 4 novembre 2020.

C’est un coup dur pour Me Emmanuel Wakam. Le dirigeant de karaté qui occupait il y a quelques mois, le poste de président de la Fédération camerounaise de karaté (Fecakaraté), ne pourra plus gérer les affaires en rapport avec cette discipline sportive. C’est que Me Wakam, cité dans une affaire de harcèlement sexuel des athlètes camerounais en juillet dernier, a été radié à vie du karaté. Ainsi en a décidé l’union des fédérations africaines de Karaté (Ufak), l’instance faîtière du karaté sur le continent. La triste nouvelle est tombée mercredi, 4 novembre 2020. Suspendu jusqu’à nouvel avis de ses fonctions à la Fecakaraté en août dernier par le ministre des Sport et de l’Education physique (Minsep), Narcisse Mouelle Kombi, celui qui occupait le poste de secrétaire général de l’Ufak, doit désormais rester loin de cette discipline sportive. Il est de même de Jean Mbopda, directeur technique adjoint n°2, Germain Désiré Ambani, entraîneur national adjoint junior et de Jean Francis Ledue Esse, entraîneur national principal junior, eux aussi radiés à vie du karaté.

Les mêmes responsables avait également été suspendus de leurs de fonctions par le Minsep. Dans le document qu’elle a rendu public, l’Ufak, par la voix de son président, Mesbahi Mohamed Tahar, a également suspendu pour deux olympiades (2021-2024-2025-2028) d’autres responsables impliqués dans ce scandale, qui a fait grand bruit dans les milieux du sport au Cameroun. Il s’agit de Christian Ndougsa Atsa, athlète national sénior, Marie Martine Ngo Simb II, entraîneur national sénior dames, Paul Evehe Mbembe, premier vice-président de la Fecakaraté, Jeff Bassilekin, arbitre,  Maurice Edouma, membre, Junior Edouma, membre, Jean-Jacques Aurélien Tieck A Zong, entraîneur club Sanama et Oscar Tchoffo, entraîneur national sénior. Bertin Dongmo, secrétaire général de la Fecakaraté, quant à lui, a été blamé.

P. Bilong