Vendredi 28 août 2020, le Comité technique transitoire (CTT) de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a décidé de reporter la date de reprise des championnats professionnels. Même si la raison avancée est celle de la pandémie de Coronavirus, il reste que les dates de reprise des compétitions ne sont jamais respectées au Cameroun.  

Comme initialement annoncé, la saison 2020/2021 de l’Elite One ne débutera pas le 26 septembre prochain. Cette décision a été actée par le CTT, à l’issue d’une réunion tenue avec le Syndicat des clubs d’élite du Cameroun (Sycec). « Certaines incertitudes, notamment liées à la situation sanitaire, ne permettent pas d’envisager le début de la compétition le 26 septembre, comme initialement prévu », a justifié le président du CTT au micro de d’Equinoxe.

« La pandémie est en train de reprendre de la vigueur un peu partout dans le monde… C’est vrai qu’au Cameroun la situation est un peu plus maîtrisée, mais il y a des mesures qui sont édictées, notamment sur le nombre de personnes devant se réunir, qui ne permet pas en l’état actuel des choses une reprise des entrainements, et par ricochet de la compétition », poursuit Alim Konate. « Nous devons d’abord clarifier tous ces points-là, avant de pouvoir fixer une date définitive », ajoute-t-il.

Même si cette raison est plus ou moins défendable, il reste qu’elle ne surprend pas les observateurs du football national. En effet, de Sidiki Tombi à Roko à Seidou Mbombo Njoya, en passant par le Comité de normalisation de Maitre Dieudonné Happi, les dates fixées pour la reprise de la saison n’ont jamais été respectées ces dernières années, et ce pour diverses raisons. Le début du dernier exercice avait d’ailleurs été reporté à deux reprises.

L’autre preuve de cette habitude malheureuse, est la raison mise en avant par le 1er vice-président de la Fecafoot. Le responsable de l’organisation des championnats professionnels justifie ce report par les mesures anti-Covid-19 en actuellement en vigueur au Cameroun. Mais ce n’est un secret pour personne, ces restrictions étaient les mêmes avant la programmation au 26 septembre.

Mieux encore, il n’est non plus exclu que le mois d’octobre sur lequel planche actuellement le CTT, ne soit toujours pas le bon. Monsieur Konate l’a d’ailleurs déjà anticipé. « Aujourd’hui, nous nous préparons tous à lancer pour le mois d’octobre, en espérant que les incertitudes qui demeurent seront levées d’ici là », a-t-il confié. Rendez-vous dans quelques semaines.

GLP