Adulé aujourd’hui part des fans de plus en plus nombreux, « the predator » est passé par des moments très difficiles avant de connaître la gloire. Dans un entretien accordé à nos confrères de Cameroon Tribune, il a évoqué volontiers quelques séquences de son passé tumultueux.

A travers les arts martiaux mixtes(MMA), Francis Ngannou fait la fierté du Cameroun dans le monde. S’il est reconnu aujourd’hui pour son talent et ses exploits, nombre des ses fans sont loin d’imaginer la galère par laquelle il est passé avant de devenir le champion qu’il est. Heureusement, le natif de Batié a tenu à partager ces moments avec tout le monde par le canal d’un entretien accordé à Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental.

Son amour pour le combat est un rêve d’enfant. Bien qu’ayant vécu dans une famille mono parentale dès l’âge de six ans, Ngannou est resté focaliser sur son rêve.  Et, c’est à l’âge de 22 ans qu’il décide de transformer son ambition. «Je suis allé à Douala où j’ai pratiqué la boxe pendant un an et après je suis tombé malade. Je suis ensuite parti à l’aventure en 2012. Je suis passé par le Nigeria, après le Niger, puis le Maroc. Au bout d’un an, j’ai réussi à traverser la méditerranée et je me suis retrouvé en Espagne où j’ai fait 2 mois de prison pour défaut de papier », a-t-il avoué.

Ce périple à travers l’Afrique n’a pas été sans danger. Au Maroc par exemple, Ngannou a vécu une situation très inconfortable. «J’avais vu pire au Maroc où nous étions traqués dans la forêt comme des animaux », a-t-il noté. Même en rejoignant Paris(France) après l’Espagne, les choses n’ont pas été aisées, vu qu’il a longtemps été un sans abris. «C’est à partir de là que je cherche à peaufiner mon art pour poursuivre mon rêve. J’allais dans les salles de gym malgré mon état de sans-abris », a-t-il fait savoir.

Mais, c’est réellement en 2013 que tout a basculé. « En 2013,  j’apprends l’existence du MMA. Deux ans plus tard, je décroche un contrat de l’UFC (Ultimate fight Championship, Ndlr) et c’est là que je prends en considération le MMA, parce que pour moi c’était d’abord la boxe. Il y avait de petites primes qui permettaient de vivre. En 2015, je retrouve l’opportunité tant recherchée avec l’UFC. Dans ma carrière à ce jour, j’ai enregistré 15 victoires contre 3 défaites », a-t-il souligné.

Aujourd’hui, Ngannou est donc nanti d’un palmarès qui force l’admiration. Actuellement présent dans son pays, il mène quelques activités dans l’espoir d’affronter Stipe Miocic un jour pour le titre mondial.

Fabien Mbarga