A l’issue de son assemblée générale du lundi 4 mai 2020, la Ligue de football professionnel (LFP) a adopté une résolution lui permettant de contracter auprès de son établissement bancaire, un prêt garanti par l’état (Pge). Celui-ci servira au paiement des droits audiovisuels des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 pour la saison 2019/2020. Ce crédit s’élèverait à 224,5 millions d’euros à en croire « L’Equipe ». 

 

C’est un ouf de soulagement pour les clubs de Ligue 1 et Ligue 2. Asphyxiés financièrement à cause de l’arrêt des championnats dû au Coronavirus (Covis-19), ceux-ci percevront finalement les droits TV qu’ont refusé de leur verser « Canal + », et éventuellement « beIN Sports ». En effet, la LFP a décidé de s’endetter pour leur octroyer ces sommes indispensables en cette période de crise économique. Selon « L’Equipe », cette dette s’élèverait à 224,5 millions d’euros

« Grâce à ce prêt, la LFP sera en mesure de verser aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2 l’ensemble des sommes encore à percevoir au titre des droits audiovisuels pour la saison 2019/2020 », explique l’institution. « Ces sommes couvrent en effet les deux dernières échéances des droits audiovisuels de la saison 2019/2020, respectivement initialement programmées les 5 avril et 5 juin 2020, et permettront ainsi de contribuer au soutien de la trésorerie des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 », ajoute-t-elle sans préciser la valeur du prêt.

Le 30 avril dernier, « Canal + » a prématurément rompu son contrat avec la LFP, au lendemain de l’annonce par Edouard Philippe, le Premier ministre français, de la fin des compétitions professionnelles pour la saison 2019-2020. Conséquence logique de cette décision, le groupe ne versera plus le solde restant pour la diffusion de la D1 et de la D2 française. A l’opposé, les discussions se poursuivent avec « beIN Sports », qui n’a pas encore pris de décision définitive.

Anticipant une possible clôture prématurée de la saison, « Canal + » avait signé un avenant à son contrat avec la LFP. Avenant dans lequel la chaîne s’engageait à n’effectuer aucun versement supplémentaire « si les Championnats de L1-L2 2019-2020 ne reprenaient pas ». Elle avait néanmoins versé 37 millions d’euros à la Ligue pour les matches joués et diffusés avant la crise sanitaire. La LFP endosse donc le paiement des droits dus aux matchs qui n’auront jamais lieu.

 

GLP