Au lendemain de la publication du classement mondial des nations de Volley, le président a dévoilé quelques grandes lignes de sa feuille de route pour redonner aux deux sélections nationales un statut de leader en Afrique.

 

Le nouveau classement des Nations a été publié par la fédération internationale de volleyball (FIVB) le 01 avril dernier. Les sélections camerounaises voient leurs positions inchangées. La sélection nationale senior Dames du Cameroun reste 24e mondiale avec 134 points. Même position pour la sélection nationale senior messieurs qui occupe la 24e place mondiale. Sur le plan continental, avec 137 points, les volleyeurs comptent 31 points de retard sur la première nation africaine la Tunisie qui occupe le 17e rang mondial. Un point de moins que l’Egypte, 18e au ranking mondial. En Dames, le Kenya caracole en tête du classement continental avec 141 points (soit la 23e nation mondiale).

Le président de la Fecavolley Julien Serge Abouem se dit relativement satisfait des performances des deux sélections fanions, même s’il reconnait une baisse de régime notamment au niveau de la sélection féminine. «Ce classement est en droite ligne avec l’évolution des équipes camerounaises ces derniers temps. Chez les hommes, on peut être satisfait d’avoir fait du surplace puisque nous étions 24e au dernier classement. Par contre, en Dames, c’est avec un pincement au cœur qu’on constate que nous avons reculé.  Nous étions 17e mondial devant le Kenya mais il se fait tout simplement que nous avons mal négocié deux tournois majeurs notamment la coupe du monde disputée au Japon et le tournoi de qualification aux Jeux Olympiques. D’un autre côté, il faut comprendre que c’est un classement global qui ne concerne pas que l’Afrique. On se rend aussi compte qu’il y a d’autres équipes présentes sur d’autres continents qui ont beaucoup travaillées et ont surclassées le Cameroun et même le Kenya au ranking mondial. »

A la conquête du leadership africain

Le président entend entreprendre des mesures pour combler le gouffre qui existe entre les doubles championnes d’Afrique et leur rivales Kényanes. « Ce classement nous interpelle au niveau de notre présence effective sur l’échiquier mondial. Car, nous n’arrivons pas toujours à participer à de grandes compétitions tout simplement parce que nous n’avons pas suffisamment de moyen. C’est la raison pour laquelle, si nous voulons garder le cap et atteindre les cimes en Afrique, il faut immédiatement mettre en place un programme sur quatre à cinq ans. Les premiers fruits ne pourront être perceptibles que d’ici  2024. D’où la nécessité de travailler très dur dans les années qui arrivent notamment dès 2021 où il faudra chez les Dames conserver la couronne africaine. 

Nous avons mis en place une politique de détection permanente chez les filles depuis pratiquement quatre ans à travers le Projet de vie Volleyball (P2V) où nous avons pu fédérer un ensemble de ressources humaines avec des qualités morphologiques essentielles qui nous font croire que nous allons tenir le cap. Au niveau international, je voudrais dire que ce sont ces jeunes filles qui ont remporté la médaille d’argent aux derniers  Jeux africains de la jeunesse en Algérie. Parmi ces jeunes filles, il y en a aussi qui ont remporté la médaille de Bronze à la dernière coupe d’Afrique Juniors en 2018 au Kenya… »

Le rendez-vous est donc pris dans quatre pour avoir les premiers résultats de cet immense chantier

 

Russel Ngalle

Source : Fecavolley.net