L’athlète s’est imposée en 5h 25’ à Buea, samedi dernier, à l’issue de la 25e édition de cette compétition.

 

Et de trois pour Tatah Carine. L’athlète a remporté troisième victoire consécutive en s’imposant 5h 25’, à Buea en, samedi, 22 février 2020, à l’issue de la 25e édition de cette compétition. Elle a devancé Kitan Mildred (deuxième) et Wingo Kpuufanla (troisième).  A 21 ans, Tatah Carine réalise son rêve, celui de conserver son titre. C’est une promesse qu’elle a faite d’abord quelques semaines avant cet évènement, ensuite la veille, au cours de la cérémonie d’ouverture de l’édition 2020 de la Course de l’Espoir. En présence d’une foule qui l’a encouragé dès son retour de la montagne jusqu’au Molyko stadium, cette originaire de la région du Nord- Ouest, déjà vainqueur des éditions 2018 et 2019, a reçu un trophée, une médaille en Or et une prime de dix millions F.Cfa. Mais, elle n’a pu empocher la somme de 500. 000 F.Cfa, prévue par les organisateurs pour les premiers athlètes des catégories seniors dames et messieurs à franchir le sommet de la montagne.

 

Cette autre prime a été remise à Flavious Theresa Kwamboka de nationale kényane. C’est elle qui est arrivée première au sommet du char des dieux. Toutefois, Tatah Carine ne s’est pas laissée influencée par son adversaire, qu’elle a doublé au retour de la montagne. « Quand vous courez, il faut calculer votre temps. Je courais pas pour 500.000 F.Cfa, mais pour dix millions F.Cfa », a-t-elle précisé. Sa préparation a duré six mois dans les brousses de Nkongsamba, dans le Moungo. Tatah Carine a choisi cet endroit pour peaufiner sa mise au vert en lieu et place du Nord-Ouest, en proie à une crise sociopolitique. Avec ses trois victoires, Tatah Carine remonte peu à peu les traces des aînés dans cette compétition, à savoir Yvonne Ngwaya ou encore Sarah Etongue. Elle est désormais présentée comme étant la relève.

 

P. Bilong