L’Égypte a remporté le 26 janvier dernier le septième titre de champion d’Afrique de handball de son histoire. Ils ont battu la Tunisie annoncée comme grande favorite d’une compétition organisée sur son sol, 27 à 23. Les Pharaons se qualifient pour les Jeux olympiques, quant aux Tunisiens, ils leur reste un infime espoir de rallier Tokyo.

 

Les Pharaons ont brisé le rêve tunisien de conserver son titre de champion d’Afrique qui plus est, sur ses terres. L’Egypte a remporté hier la finale 27 contre 23 et se qualifie au passage pour les Jeux olympiques de l’été prochain. Dominateurs pendant toute la partie, les Egyptiens, malgré l’hostilité du public entièrement acquis à la cause du pays hôte menaient déjà de quatre points à la fin de la première période. Alors qu’ils menaient avec un écart de +7 vers la fin de la partie, le match a été interrompu, la faute à l’intrusion de supporters sur l’aire de jeu qui sont allés jusqu’à jeter des projectiles. Ces péripéties n’ont pas pour autant perturbé les Egyptiens qui inscrivent pour la septième fois dans l’histoire leur nom sur la plus haute marche continentale. Tout n’est pas fini cependant pour les Tunisiens qui disputeront un tournoi de qualification olympique en France du côté de Paris Bercy, du 17 au 19 avril prochain, même si la tâche s’annonce déjà ardue face à des adversaires tels que la Croatie ou la France vice championne olympique en titre.

Les autres qualifiés pour la Coupe du monde

L’Algérie s’adjuge la médaille de bronze grâce à sa victoire 32-27 sur l’Angola. Le Cap Vert est sans aucun doute la surprise de cette CAN de Handball. Pour leur première participation, les Capverdiens prennent la 5e place au détriment du Maroc qu’ils ont largement dominé en match de classement 37 contre 28. La dernière nation qualifiée pour le mondial en 2021 est la RD Congo 7e  et qui profite de la place laissée vide par l’Egypte qui a remporté le titre et qui en plus abritera la Coupe du monde. Les Congolais se sont débarrassés du Gabon avec une victoire 30 contre 26. Maigre consolation pour le Congo qui remporte la Coupe du président en dominant la Guinée 25-23. Cette victoire permet aux Diables Rouges de terminer à la neuvième place.

Performances du Cameroun

Des pays comme le Cameroun n’ont pas su tirer leur épingle du jeu. Le classement final de la compétition le témoigne d’ailleurs à suffisance. A la vérité, le pays de Roger Milla n’a pas brillé durant cette compétition. Lui qui s’est incliné 33-29 lors de son dernier match de classement contre le Nigeria s’en sort avec une place très peu honorable de 12e, loin derrière des pays comme le Cap-Vert qui a frappé un grand coup pour sa toute première participation à une phase finale de la CAN. En terme de bilan, la sélection nationale des lions indomptables a enregistré une seule victoire en trois sorties. 

On se souvient pourtant que l’aventure tunisienne avait commencé tambour battant par une belle victoire de 28-19 contre la Côte d’Ivoire. Mais contre toute attente, tout a basculé à partir de la deuxième journée des matches de poule. Face au Cap-Vert, leur second adversaire du tournoi, les lions indomptables ont presque scellé leur destin en s’inclinant de justesse sur le score de 19 contre 22. Une défaite qu’avait d’ailleurs mal digéré le sélectionneur national Simon Burchard Menguede. “Nous avons fait de faux calculs sur les capverdiens. On s’est trompé sur leur jeu parce que les vidéos de leurs précédents matches n’avaient rien à voir avec ce que nous avons découvert sur le terrain. Ils ont des joueurs qui jouent dans de grands championnats européens, dotés chacun d’une grande technique individuelle”, avait-il réagi. Après la déculottée enregistrée contre le Cap-Vert, le Cameroun n’a pas eu de chance face au pays organisateur qui avait fait une véritable démonstration de force en s’imposant sur le score de 41-21. Privé du second tour, du fait de cette élimination précoce, le Cameroun a ainsi dû se faire à l’idée de passer à nouveau à côté d’une participation aux jeux olympiques, mais plus encore à la coupe du monde. Il convient de noter par ailleurs que pour sa troisième participation à une phase finale de la CAN de Handball, le Cameroun a connu un bilan plus catastrophique que ceux de 1974 et 1976. En 1974, en Tunisie, le Cameroun a perdu en finale face au pays hôte. Deux ans plus tard en Algérie, il terminait à la troisième place. Le moins que l’on puisse dire au regard de ce bilan est qu’il y a urgence de mettre sur pied une nouvelle politique dans la formation des handballeurs camerounais. Il est surtout question de mettre un accent dès à présent sur la promotion de cette discipline à la base, afin de garantir plus tard de meilleurs résultats sur la scène continentale.

 

Russel Ngalle