En dépit d’une saison pleine marquée par l’organisation de plusieurs compétitions sur le plan national, cette instance n’aura pas le temps de souffler en cette période du mois de décembre. Entre la préparation des éliminatoires des jeux olympiques, le tournoi international de Beach Volley et la poursuite du programme de refondation, Serge Abouem et ses hommes ont du pain sur la planche.

 

La fédération camerounaise de volley-ball ne cesse d’impressionner depuis que Serge Abouem a pris les rênes de cette instance. Fidèle à ses engagements, ce grand manager sportif a su mettre sur pied une organisation qui porte aujourd’hui des fruits. On le voit bien à travers un ensemble de projets implémentés de manière plus ou moins professionnelle sur le terrain. C’est le cas par exemple de la “refondation” qui apparaît à ce jour comme une grande réussite. Et pour davantage faire les choses bien de manière à développer la discipline, un nouveau tournoi sera organisé dans les prochains jours à Yaoundé. Il s’agit précisément du championnat des écoles, des centres de formation et des équipes cadettes. En clair, il sera question de regrouper près de 700 enfants dans la cité capitale. Parmi eux, 500 viendront de l’arrière pays et des régions.

“Cela va en droite ligne avec notre politique telle que inscrite par le conseil d’administration de la fédération de janvier 2019 qui demandait que les championnats en bonne et due forme des cadets et puis des écoles de volley-ball. Tout cela concourt à traduire dans les faits notre politique de refondation”, a clairement indiqué Serge Abouem dans un entretien accordé à nos confrères de Press Sport. Et pour procéder à la sélection des jeunes qui vont rivaliser d’adresse au cours de ce championnat, il a fallu s’arrimer aux standards internationaux qui imposent l’existence  dans le volley ball des catégories U 23, U 19 et U 17. Reste qu’il fallait aussi mettre en compétition les enfants de 8 à 10 ans. Une formule a donc logiquement été trouvée à ce titre.

“Nous leur avons trouvé une plate forme que nous avons appelé les écoles de volley ball à partir desquelles les enfants vont se mesurer entre eux et évaluer les moniteurs qui sont éparpillés dans l’ensemble du territoire national. Ceci permet aux enfants dès le bas âge de se confronter à l’adversité des autres, parce que le tout n’est pas de former, il faut aussi s’évaluer et la meilleure manière de le faire, c’est de competir”, a ajouté le président de la fédération.

 

A côté de cette compétition dédiée aux jeunes, la fédération camerounaise de volley ball entend boucler l’année par l’organisation de  deux compétitions de beach volley( une nationale et l’autre internationale)à partir du 27 décembre. Au delà de la compétition, il est question ici de “créer des espaces pour faire venir des annonceurs, faire intervenir les moniteurs, intégrer des jeunes dans le beach volley”, a expliqué Serge Abouem. A ce jour, plusieurs ont déjà confirmé leur présence. Parmi eux, on note en bonne place la présence du Nigeria, de l’Égypte, du Maroc, du Congo Brazzaville, de la République Centrafricaine, du Brésil et de la France, entre autres. En ce qui concerne les sélections nationales, elles se préparent dans la perspective de la participation aux éliminatoires des jeux olympiques. Les hommes par exemple sont en stage depuis une semaine sous l’encadrement de Blaise Mayam. Pour l’heure, 14 volleyeurs nationaux sont en stage. A partir du 21 décembre, les joueurs professionnels vont rejoindre ce groupe à Yaoundé, avant le tournoi qualificatif proprement dit prévu en Égypte. Les dames de leur côté, auront droit à un stage à l’extérieur en Pologne, en vue de prendre part au tournoi qui aura lieu à partir du 4 janvier 2020.

 

Fabien Mbarga