Le président de la FECEAFOOT a rencontré les responsables de clubs et les deux parties ont trouvé un accord qui devrait aboutir à la relance du championnat de football féminin qui s’est arrêté à sa 9e journée

 

A l’issue de la réunion entre les responsables de clubs et ceux de la FECAFOOT tenue hier 19 décembre, l’information principale est la reprise du championnat national de football féminin reprend le 12 janvier prochain. La cause de l’arrêt du championnat rappelons le était la réclamation par les responsables de clubs d’une subvention pour poursuivre la compétition. la Fecafoot avait accordé aux clubs 1 250 000 FCFA et les clubs étaient censés recevoir une subvention de 5 millions FCFA cette saison. Malheureusement à mi-parcours, les formations auraient à peine reçu le quart de ce montant bien que dérisoire. Ce qui a provoqué le ras le bol des présidents de club.

« Nous étions vraiment à bout et ils l’ont compris… Le président a instruit que ça ne s’arrête plus. C’est eux qui ont la pression de la FIFA ainsi que des sponsors. Donc on va relancer et ils prendront des dispositions pour que tout se mette en place », a estimé Thomas Awa président de l’Association nationale des promoteurs de football féminin du Cameroun. Une prochaine réunion devrait se tenir lundi pour mettre au clair d’autres divergences entre les présidents et les responsables de ligue.

La reprise du championnat est une bonne nouvelle pour les deux parties, puisqu’un arrêt prolongé décrédibiliserait un championnat qu’on a annoncé en grande pompe comme professionnel en début de saison. Céline Eko la présidente de la ligue avait notamment annoncé un salaire pour les joueuses et des rencontres de première division sur des terrains de bonne qualité. Il causerait notamment des désagréments avec la FIFA qui a le projet de soutenir le volet formation du football féminin. Mais pour les clubs, il s’agit également d’une situation dommageable.

En effet, les entraînements en prennent un sérieux coup car les formations qui avaient trouvé une certaine intensité avec l’enchaînement des journées vont perdre le rythme. Il faudra repartir presque de rien à la reprise avec une nouvelle préparation. La fréquence des entraînements ne peut être la même à cause du manque d’enjeu et il devient difficile même pour les encadreurs de suivre les joueuses qui ne respectent plus forcément les exigences du haut niveau une fois qu’elles ne sont plus dans le groupe. Un retour à la normale le 12 janvier prochain avec la reprise de la 10e journée est donc plus que jamais la bienvenue.

 

Russel Ngalle