Après la brouille née de la résiliation du contrat de l’entreprise italienne, les deux parties fument désormais le calumet de la paix. Elles ont pu trouver un terrain d’entente au finish, à l’effet d’éviter tout litige dans les tribunaux.

 

Entre Piccini et le Cameroun, tout va désormais pour le mieux. Cette assurance est bien de l’actuel patron des sports camerounais. Dans une interview accordée cette semaine au média gouvernemental Cameroon Tribune, Narcisse Mouelle Kombi a tenu à préciser que tout est rentré dans l’ordre grâce à une entente à l’amiable. “Cette question a été réglée par la commission mise en place et qui a travaillé sous la coordination du gouverneur de la région du centre, président du comité de site de Yaoundé. A l’issue de cette opération d’évaluation de l’état réel des travaux, un proces-verbal a été établi et signé par l’ensemble des parties prenantes. En ce qui concerne le contentieux, les dispositions contractuelles prévoient comment seront réglés les litiges entre parties. Cependant, je voudrais relever ici pour s’en féliciter, le haut sens de la collaboration des responsables du groupe Piccini qui ont accepté d’apporter leur contribution pour le règlement à l’amiable du problème”, a-t-il déclaré. Le fait est qu’après la résiliation du contrat de Piccini survenue le 29 novembre dernier, toutes les parties prenantes ont échangé pendant deux jours(5 et 6 décembre 2019) à Yaoundé, en présence de Naseri Paul Béa, le gouverneur de la région du centre et par ailleurs président du comité de site de Yaoundé. Cette rencontre a donc permis de mettre fin au contrat entre l’État du Cameroun et l’entreprise Piccini. Ce qui a automatiquement permis à Magil d’engager de manière effective les travaux sur le terrain.

 

Dans cet entretien accordé à nos confrères, le ministre des sports est revenu sur les raisons qui ont conduit au retrait du contrat à Piccini. “La décision de résiliation du contrat de Piccini  que je viens de prendre, sur très hautes instructions de ma hiérarchie, en ma qualité de maitre d’ouvrage, a pour objet de limiter l’épée de Damoclès suspendue sur la tête du Cameroun si les travaux de cette importante infrastructure qu’est le complexe sportif d’Olembe n’étaient pas livrés dans les délais, en rapport avec le cahier de charges de la CAF… Avec l’entreprise Piccini, de sérieuses inquiétudes pesaient quant à l’atteinte de cet objectif, d’où la résiliation décidée par le Cameroun”, a-t-il expliqué.

Le stade d’Olembe, faut-il le rappeler, doit abriter la cérémonie d’ouverture et de clôture de la CAN 2021. Il est donc normal que les travaux des chantiers se terminent à temps. Magil a donc été choisi de manière objective sur la base d’un ensemble de critères bien précis pour finaliser le chantier. “Magil a été retenue au vu de ses états de services. Au Cameroun, cette entreprise a eu à réhabiliter dans des délais brefs, le stade de la Réunification de Bepanda et construit son annexe. Les travaux dans ces infrastructures modernes et futuristes sont pratiquement achevés aujourd’hui. .. Nous pensons que Magil réussira à tenir ses engagements. Son déploiement immédiat donne espoir”, a-t-il souligné.

Pour rappel, cette entreprise canadienne a promis de livrer le complexe sportif d’Olembe dans un délai de 5 mois. Elle a donc de manière logique du pain sur la planche.