Conduite par le Premier Vice-président de la CAF, Constant  Omari, la délégation d’officiels de l’instance ont achevé ce lundi 30 septembre, la première visite d’inspection des infrastructures devant accueillir le CHAN 2020 et la CAN 2021.

 

Une semaine. C’est le temps qu’auront passé les officiels de la Confédération Africaine de Football en terre camerounaise. Du 24 au 30 Septembre, l’équipe supervisée par le premier Vice-président de la CAF et le Secrétaire Général adjoint, Anthony Baffoé, ont évalué l’état d’avancement des infrastructures sportives et hôtelières dans plusieurs villes du pays. Même si cette première mission s’est essentiellement  appesantie sur les installations devant accueillir les matchs et les séances d’entraînement.

Les émissaires de l’instance faîtière du football africain ont entamé leur mission par les infrastructures de la ville de Yaoundé. Le terrain d’entraînement de Ngoa-Ekelle, le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo, ainsi que ses deux annexes, ont été passés au peigne fin. De même que le stade Paul BIYA d’Olembé. Si l’état des premières infrastructures est rassurante, c’est davantage cette dernière infrastructure qui semble susciter quelques inquiétudes.

À Olembé, le chantier est arrêté depuis 8 mois. Les ouvriers réclamant le versement de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Ici, les officiels de la CAF ont prescrit l’accélération des travaux afin de livrer le stade un an avant l’ouverture de CAN 2021 qu’abritera également le pays.

« La CAF a insisté sur le fait que les délais sont très courts », a confié à la télévision publique, Benoît Fabre, chef de projet au groupe Piccini, en charge de la construction du stade de 60.000 places. Tout en prenant l’engagement de relancer les travaux sous quinzaine.

Après la capitale politique, les inspecteurs de la CAF ont également visité la capitale politique, Douala, la ville de Bafoussam, et enfin, la ville de Garoua dans le Nord du pays.

À Douala, le stade Japoma affiche un taux de réalisation estimé à 85%. Tandis que le stade de la Réunification affiche lui, fière allure après avoir fait peau neuve. Autre stade rénové, celui de Roumdé Adja à Garoua. Là aussi, les travaux avancent à un rythme satisfaisant. Seul bémol, la ville dispose de capacités d’accueil limitées, en terme d’infrastructures hôtelières.

S’il semble que les travaux sur les différents sites avancent, tout n’est pas prêt. Aussi, demeure-t-il toujours une incertitude autour de la date du CHAN 2020. Organisée au premier trimestre de l’année lors des éditions précédentes, les dates de la prochaine compétition ne sont pas encore connues. Une incertitude en rapport direct avec le niveau de préparation, alors que la CAF avait désigné le Cameroun en avril dernier pour pallier à la défection de l’Éthiopie.

La prochaine mission d’inspection pourrait donner davantage d’indications dans ce sens.

 

Michael BIYA