Plusieurs ne sont pas allés du dos de la cuillère pour émettre des réserves sur le profil du nouvel entraîneur-sélectionneur, ainsi que sur le processus ayant conduit à son recrutement.

 

Des journalistes ne digèrent pas encore le contenu du communiqué radio presse rendu public vendredi, 20 septembre, par le ministre des Sports et de l’Education physique, Narcisse Mouelle Kombi. Lequel désigne Toni Conceiçao au poste d’entraîneur-sélectionneur de l’équipe nationale de football du Cameroun (A), François Omam Biyick, au poste d’entraîneur-sélectionneur adjoint principal, Jacques Célestin Songo’o, en qualité d’entraîneur adjoint chargé des gardiens de buts et le Pr William Ngatchou Djomo, qui assumera la charge de médecin de l’équipe. Les réactions fusent. Plusieurs confrère ont choisi de donner leurs avis sur les réseaux sociaux. Dans leurs différentes publications, la plupart n’est pas allée du dos de la cuillère pour émettre des réserves sur le profil du nouvel homme fort de l’encadrement technique des Lions Indomptables, ainsi que son adjoint principal qui a occupé le même poste en 2011. « Encore un toubab sur le banc des Lions. Et qui l’on sait au poste d’adjoint. Comment ce complexe et cette … imposture ? », s’interroge Alex Mimbang. « Comment ça se passe pour que François Omam Biycik, adjoint de Clemente en 2011, accepte huit ans après, de revenir  au même poste, sans sourciller ? Dois-je conclure  qu’entre temps, il n’a pu accumuler aucune expérience pour passer chef ? C’est cette docilité qui ne grandira jamais l’entraîneur camerounais », pense Martin Camus Mimb.

Outre ces réserves sur les profils, certains journalistes essayent tant bien que mal de questionner le processus ayant conduit au recrutement du technicien portugais. « Il (le Minsep) n’a pensé qu’à lui ; lui avant, lui après. J’espère qu’il ne va pas nous gâcher le dialogue », espère Rodrigue Tongue. « Le Minsep a décidé de susciter la colère du peuple pendant le grand dialogue national en nous imposant cet entraîneur de pacotille », pense Armand Okol. « La France ne va jamais confier la sélection nationale à Sydney Govou et l’Angleterre ne choisira jamais Florent Ibengue. Mais, au Cameroun, la parade est de dire que la nomination est discrétionnaire. Ceux qui l’ont choisi sont les seuls à savoir pourquoi c’est lui », estime Paul Mahel. Agé de 57 ans, Toni Conceiçao sera à sa toute première expérience sur le banc de touche d’une sélection nationale.

 

P. Bilong