Le latéral âgé de 28 ans dit ne plus être prêt à subir l’amateurisme des dirigeants du football camerounais.

 

Il est l’un des rares joueurs de l’équipe nationale du Cameroun à s’être exprimé au lendemain de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football 2019, organisée en Egypte. Dans un entretien accordé aux confrères du journal Le Messager, Ambroise Oyongo Bitolo, puisqu’il s’agit de lui, traine encore les séquelles de cet échec. Le Latéral  gauche des Lions Indomptables qui exprime sa désolation par rapport aux résultats de l’équipe à cette compétition, tire à boulet rouge sur les dirigeants du football camerounais. Le joueur de Montpellier en France dit ne plus être prêt à subir l’amateurisme et le manque de respect lorsqu’il vient dans la tanière. C’est que, l’ancien sociétaire de Coton sport de Garoua relève de nombreuses défaillances dans la gestion de la sélection. « Si en 2021, rien n’est fait avant, nous ferons exactement la même chose. Nos valeureux joueurs ne viendront probablement plus au sein de cette équipe au vu de l’incompétence et de la mauvaise foi des dirigeants de notre football », regrette-t-il.

Agé de 28 ans, Ambroise Oyongo Bitolo, principal animateur de la tanière compte parmi les perles du football camerounais à l’étranger. A Montpellier, club dans lequel il évolue depuis 2018, le Lion Indomptable s’impose à chaque fois sur le flanc gauche. Depuis son arrivée, le joueur a déjà disputé huit matches pour deux buts inscrits. Oyongo a également passé une saison de blessure au sein du club. Bien avant la France, le Camerounais a évolué aux Etats-Unis avec Red Bulls et au Canada avec Impact de Montréal. Au Cameroun, le joueur a été sacré champion du Cameroun en 2010, 2011 et 2013 avec Coton sport de Garoua. Depuis huit ans qu’il côtoie la tanière des Lions Indomptables, Oyongo a déjà remporté une Coupe d’Afrique des nations (Can) de football, notamment celle de 2017 organisée au Gabon. Il a également pris part à l’édition 2015 de la Can, mais l’aventure s’était arrêtée au premier tour.

P. Bilong