Ce dispositif d’assistance vidéo à l’arbitrage a été utilisé pour la première fois en Ligue 1 pour la saison 2018/2019. Voici cinq éléments à savoir sur cet outil controversé qui est à l’origine de nombreuses polémiques  et controverses pendant la Coupe du Monde de France. Extrait du règlement de la VAR.

 

1- Comment fonctionne la VAR ?

Tout d’abord, la signification de l’acronyme «VAR» vous est peut-être étrangère. Il vient de l’anglais « Vidéo Assistant Referee », c’est-à-dire «Arbitre Assistant Vidéo». Il explique à lui tout seul le principe de ce dispositif : des arbitres spécialisés, situés dans une salle de régie vidéo, visionnent les images d’une action litigieuse pour assister l’arbitre central. Après avoir analysé la situation, ils informent l’arbitre par oreillette si l’action est douteuse. Dans ce cas, l’arbitre central consulte lui-même la vidéo de l’action sous tous les angles, sur une télévision située au bord du terrain, afin de prendre sa propre décision. Ce système est mis en place “dans le but de diminuer les injustices et les erreurs d’arbitrage”

 

2- Dans quels cas la VAR est-elle utilisée ?

La VAR n’intervient que dans quatre cas d’incertitude bien définis, afin de limiter ses interférences sur le jeu: pour valider une faute dans la surface de réparation, menant à un penalty

  • Pour valider l’attribution d’un carton rouge direct sur une faute,
  • Pour vérifier l’identité d’un joueur sanctionné ,et
  • Pour valider un but.

Dans ce dernier cas, la goal line technology, lancée à l’occasion de la saison 2016/17 en Ligue 1, peut aussi intervenir. Sa fiabilité a cependant été remise en question à maintes reprises.

Cette aide extérieure ne peut être demandée que par l’arbitre central, s’il a un doute. Les arbitres assistants vidéo peuvent aussi prendre l’initiative s’ils jugent une action mal arbitrée.

 

3- Où la VAR est-elle déjà appliquée ?

L’arbitrage vidéo a été utilisé pour la première fois dans une compétition organisée par la Fédération Internationale de Football (FIFA) en décembre 2016. Lors de la demi-finale de la Coupe du monde des clubs entre l’Atlético National et les Kashima Antlers, l’arbitre a fait appel à la vidéo pour juger un accrochage dans la surface entre deux joueurs. Celui-ci a alors accordé un penalty à l’équipe japonaise, finalement transformé, au bout de 30 secondes d’arrêt de jeu. Des débuts prometteurs qui ont convaincu la FIFA à retenir le dispositif pour la Coupe des confédérations 2017 et la Coupe du monde de 2018. Le premier championnat à l’utiliser était la A-League australienne, en avril 2017. Lors de la saison 2017/18, elle a été lancée dans de nombreux championnats européens, comme la Série A italienne et la Bundesliga en Allemagne. La Premier League anglaise l’a elle refusée.

 

Étienne Mbala