La cinquième étape courue entre Kribi et Douala a vu l’Hollandais Stephan Bakker s’emparer de la première. Kamzong Abessolo conserve sa tunique jaune et peut compter sur une équipe camerounaise entièrement acquise à sa cause.

 

Au terme de cette 5e étape de course, le maillot  jaune qui a terminé troisième de la course accroit son avance de quelques secondes (15 secondes) sur son poursuivant immédiat Bdadou Youssef. Kamzong Abessolo aborde donc la suite du tour et notamment la 6e étape avec le statut de leader. Une  étape qui s’est vue une fois de plus modifiée, lors de la dernière réunion préparatoire il était prévue qu’elle se court entre Douala et Limbé dans la région du Sud-ouest. Mais le climat d’insécurité dans cette zone du Cameroun a finalement poussé le Comité à revoir ses plans. Ce sera finalement un critérium dans la ville de Douala long de 82 km. Même si l’étape n’a pas remportée par un coureur camerounais, l’essentiel pour le conseiller technique auprès de la Fédération camerounaise de cyclisme Xavier Depecker : « Le Cameroun garde le maillot et c’est une étape de plus en jaune. Les coureurs ont bien travaillé, ils ont contrôlé toute l’étape. Si on continue dans cette optique là ça devrait être bon, même s’il reste encore une étape difficile samedi. »

A trois jours du dénouement de ce tour, le mot d’ordre dans le camp Cameroun composé de deux équipes est simple : ramener à tout prix le maillot jaune sur le podium final. C’est donc l’union sacrée autour du leader au classement général comme l’explique le Directeur technique Dieudonné Ntep : « Les consignes sont données à partir du président de la Fédération jusqu’au ministre de Sports. Le Cameroun est un ensemble de trois couleurs, le vert le rouge et le jaune. Quand le vert est devant, le rouge et le jaune doivent suivre et c’est ce qui se passe dans le peloton. On n’a pas besoin de savoir que tu es de telle ou telle équipe, c’est le Cameroun qui a le maillot jaune et nous devons le défendre bec et ongle. »

Même son de cloche chez les coureurs : « L’essentiel est que nous collaborions. Nous avons le devoir de collaborer tous pour qu’au soir du 9 nous soyons vainqueurs », explique Ghislain Sikadi. Les Camerounais devront redoubler d’efforts et de solidarité surtout lors du périple qui les mènera dans la région de l’Ouest avec la falaise de Dschang (étape entre Loum et Dschang) où se décidera certainement le podium final de ce tour. « Il faudra fatiguer les adversaires, surtout les Rwandais qui sont de bons grimpeurs, les laisser courir (ne pas prendre de relais) et se maintenir dans leurs roues et les fatiguer avant l’étape cruciale », prévient Xavier Depecker.

 

Russel Ngalle