En prélude à la 16e édition du Tour cycliste international du Cameroun dont le premier coup de pédale sera donné dans 4 jours, le président de la Fédération camerounaise de cyclisme, Honoré Yossi s’est exprimé dans la matinale sur RSI sur l’état d’avancement de la préparation du tour, sur les ambitions des coureurs camerounais et sur les adversaires auxquels ils auront affaire.

 

« A notre niveau, nous sommes prêts. Ça fait une année que nous préparons cette compétition. Depuis quatre mois, les jeunes de l’équipe du Cameroun sont en stage. Nous avons fait en sorte que les stages soient plus longs pour qu’ils aient plus de jus et plus d’entrain dans cette compétition. Nous à la fédération nous sommes prêts. Il reste un petit détail financier qui n’est pas encore prêt, mais je pense que dans les prochaines heures ce détail sera résolu, nous pourrons avoir les moyens de notre politique. »

 

Au sujet de la course et des modifications apportées les étapes

« Nous avons effectivement un détail qui a été revu relatif à une étape. Nous allons faire l’étape Douala Limbé. Initialement, il y avait des réserves nous avions un problème au niveau de la chaussée  sur ce trajet, mais ce problème a été résolu. A partir du moment où ce problème a été résolu nous ne trouvons aucun inconvénient à insérer cette étape dans le programme. Par conséquent, le critérium qui était prévu à Douala pour le compte de la 6e étape n’aura pas lieu. C’est plutôt l’étape en ligne Douala Limbé qui va partir de Bonabédi pour Limbé. »

 

Le rapport de la fédération cycliste du Cameroun avec l’Union cycliste internationale

« Nos rapports avec l’UCI ont toujours été corrects. La preuve est que le Cameroun a trois compétitions internationales donc nous avons de très bons rapports avec l’organe faîtier du cyclisme international. Nous travaillons pour que le cyclisme camerounais puisse connaître des lendemains meilleurs. Ce n’est pas facile compte tenu du coût du matériel, compte tenu des difficultés qu’on peut avoir au niveau de la chaussée qui n’est pas toujours bitumée mais nous faisons de notre mieux pour que notre petite reine puisse connaître des lendemains meilleurs. »

 

L’ambition du Cameroun dans ce tour cycliste

« L’ambition de la fédération est de gagner le tour du Cameroun rendu à sa 16e édition. Mais je vais quand même dire que la fédération camerounaise n’organise pas le tour des Camerounais, mais le tour du Cameroun où sont invitées des équipes internationales assez relevées. Je pense au Rwanda ou au Maroc ou encore aux équipes françaises et slovaques. Ce sont des équipes qui ont un niveau assez élevé. C’est aussi ça l’enjeu. Si chaque année on gagnait le tour du Cameroun, je crois qu’il n’y aurait plus d’enjeu. C’est important de challenger les autres pour avoir à quel niveau nous sommes. Ainsi si nous gagnons le tour c’est parce qu’on  mérité de le gagner, si ce n’est pas le cas c’est parce que nous serons tombé sur plus forts que nous. Nous travaillons pour gagner le tour cette année. Nos coureurs sont en stage depuis le 28 février à Douala. Nous travaillons ardemment pour que ce bonheur de porter le maillot jaune puisse être le nôtre le 9 juin à la fin de la dernière étape. »

 

Les pays qui prendront part à la 16e édition du tour cycliste du Cameroun

« Nous avons le nombre exact de pays qui participera à cette 16e édition. Nous avons neuf pays en autre le Cameroun qui a classé deux équipes, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Congo, le Rwanda. Le contingent européen est composé de trois équipes avec une équipe hollandaise, une équipe française et une équipe slovaque. Ce sont les neuf pays qui prendront part à la compétition. Précisons tout de même que dans les règles de l’UCI, le Cameroun en tant que pays organisateur devrait inviter les trois meilleures équipes africaines dans le classement mondial. Ces trois équipes sont l’Afrique du Sud, l’Erythrée et l’Algérie. L’Algérie a décliné l’invitation, les autorités en charge de cyclisme estimant qu’en période de ramadan, leurs coureurs ne pouvaient pas donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est la même raison qui a poussé l’Erythrée à ne pas accepter l’invitation. Quant à l’Afrique du Sud, les autorités nous ont expliqué qu’ils étaient déjà engagés dans une autre compétition. C’est important de le dire parce que la fédération respecte les clauses de l’UCI. »

 

Russel Ngalle