Le premier coup de pédale de la compétition rendue à sa 32e édition sera donné le 5 avril prochain. A quelques jours du démarrage des hostilités, le comité d’organisation affiche une sérénité remarquable.

Sous la conduite de son président Mohamed Belmachi, la fédération royale marocaine de cyclisme est actuellement à pied d’oeuvre pour tenir le pari de l’organisation de l’édition 2019. A quelques jours du premier coup de pédale de cette grande boucle prévue du 5 au 14 avril prochain, la sérénité est de mise et le comité d’organisation rassure. ” Après une édition 2018 tourmentée, marquée par le retrait inexpliqué et illégal des cyclistes de la sélection nationale du tour du Maroc, la fédération royale marocaine de cyclisme est déterminée à faire oublier cet épisode sombre de l’histoire du cyclisme national”, peut-on lire de manière aisée sur le site de la fédération royale marocaine de cyclisme.

Pour cette nouvelle édition, il est question de se montrer très professionnel pour accueillir les 20 pays attendus en terre marocaine. Les continents ainsi concernés sont l’Afrique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Selon les informations rendues disponibles, le tour proprement dit va se courir sur une distance totale de 1591,8km. La caravane du tour va sillonner de ce fait 7 régions, une dizaine de grandes villes et de centaines de communes rurales. Le peloton va parcourir 10 étapes au total. Parmi elles, on note la présence de la 9e étape jugée la plus longue. Elle va se courir de Béni Mellal à Marrakech sur une distance de 188,5km. À côté de cette étape, il y aura bien entendu la plus courte qui est la dernière épreuve entre Sellal et Casablanca, sur une distance de 123 km. Les coureurs français sont très attendus à cette compétition. C’est d’ailleurs l’un d’eux, David Rivière de Vendée U qui avait obtenu la première place au classement général par points avec un chrono final de 40h 04 minutes 35 secondes. Cette année, les couleurs du Maroc seront défendues par ” une équipe entièrement constituée de jeunes cyclistes de 23 ans”.

L’idée ici est de tourner définitivement la page du fiasco de l’année dernière. A la vérité, 11 coureurs dont 06 de Maroc nationale et 05 de Maroc régional s’étaient retirés de la course. Ils avaient agi ainsi “pour protester contre la marginalisation des cyclistes marocains, le manque d’équipements requis et de moyens nécessaires pour mener le Tour dans des conditions convenables”, à en croire les déclarations de Adil Jelloul, membre de la sélection nationale. Une dénonciation qui avait très vite été contestée par le président de la fédération royale marocaine de cyclisme. Après avoir annoncé en conférence de presse que le bureau fédéral avait décidé de suspendre les cyclistes frondeurs, Mohamed Belmachi avait tenu à apporter quelques éclairages. “L’équipement et la nourriture nécessaires ainsi que des primes d’encouragement ont été mis à la disposition des cyclistes. Nous avons ouvert une enquête préliminaire, et nous appelons à mettre en place une commission neutre qui pourra élucider les circonstances de ce retrait.” Il avait par ailleurs conclu en fustigeant avec la dernière énergie cette attitude qualifiée ” d’inadmissible”. ” Nous regrettons la décision des 11 cyclistes de se retirer au bout de la 7e étape du tour, alors qu’en tant que bureau fédéral nous avons tout fait pour mettre les cyclistes dans de meilleures conditions”.

Fabien Mbarga